Résistance à l’insuline et notre microbiome

Résistance à l’insuline et notre microbiome

Résistance à l’insuline et notre microbiome



Résistance à l’insuline et notre microbiome

Guest post by : Dr Mariah Mosley

La prévalence du diabète de type 2 a augmenté de manière significative au cours des 30 dernières années.  Actuellement, on estime à 23,1 millions le nombre de personnes aux États-Unis 5 (soit 7,2 % de notre population) qui ont reçu un diagnostic de cette maladie. C’est un chiffre malheureusement élevé pour une maladie évitable !  Les docteurs en naturopathie se concentrent souvent sur la prévention des maladies et, dans le cas du pré-diabète, le traitement de l’insulinorésistance est essentiel. 

Physiologie 101

L’insuline est une hormone fabriquée dans notre pancréas qui signale à nos cellules d’absorber et d’utiliser le sucre (glucose) dans notre sang.  Pendant la “résistance à l’insuline”, les cellules de nos muscles, de notre foie, de notre graisse corporelle, etc. commencent à ignorer le signal de l’insuline, ce qui entraîne des niveaux élevés de glucose dans notre circulation sanguine.  C’est souvent la première étape du diabète de type II.

Il est de notoriété publique depuis des années que la résistance à l’insuline est liée à l’obésité, à un régime alimentaire malsain rempli de sucre raffiné et de glucides transformés, et à un mode de vie sédentaire.  Mais étant un penseur très noir/blanc, je me demande encore, mais quelle est exactement la CAUSE RACINE de la résistance à l’insuline ? Est-ce le régime alimentaire ? Le manque d’exercice ? De l’excès de poids ? Voyons cela un peu plus en détail…

Des études ont montré que l’ablation chirurgicale du tissu adipeux n’améliore pas la sensibilité à l’insuline, de sorte que l’adiposité elle-même ne semble pas être la cause première. Mais ce qui conduit à l’adiposité est important : manque d’exercice et mauvaise alimentation. L’exercice rend les muscles plus sensibles à l’insuline, ce qui peut en fait inverser la résistance à l’insuline.1 Et une alimentation malsaine est corrélée à la résistance à l’insuline d’une manière inattendue.  On a récemment découvert que la résistance à l’insuline est liée à des déséquilibres du microbiome intestinal4 (c’est-à-dire l’ensemble des billions de bactéries et de microorganismes présents dans nos intestins).

La résistance à l’insuline et l’intestin

Il semble donc que la mauvaise alimentation modifie en fait notre microbiome, en réduisant les bactéries bénéfiques de notre intestin et en augmentant les bactéries dysbiotiques nocives, ce qui entraîne ensuite l’obésité, des maladies inflammatoires de l’intestin, une immunité réduite, des troubles cardio-métaboliques, des maladies neuropsychiatriques et même le cancer8. Différentes souches de bactéries sont corrélées à différentes maladies, et on ignore encore s’il existe une surcroissance de bactéries spécifiquement corrélées à la résistance à l’insuline.  Cependant, une étude a montré que la perte de la bactérie Akkermansia muciniphila entraînait une altération de l’intégrité intestinale, qui finissait par induire une résistance à l’insuline, et qu’une supplémentation en A. Muciniphila et l’ajout de butyrate (pour guérir les intestins) permettait de renverser la situation en retour10 !

On a également réussi à traiter le diabète insulinorésistant par des transplantations fécales (un processus de rétablissement des bactéries courantes dans le tube digestif par une infusion de selles provenant d’un donneur sain). Une étude a montré qu’après seulement deux semaines de transplantation de microbiote fécal, la sensibilité à l’insuline s’est améliorée de manière significative9. Cela confirme la théorie selon laquelle la résistance à l’insuline peut commencer par le microbiome intestinal.

460-377 avant J.-C., Hippocrate, le père de la médecine moderne : “Toute maladie commence dans l’intestin”

Le coup de pouce

Que pouvez-vous faire ?

  • EXERCISE DAILY: L’American Heart Association rapporte que puisque les muscles sont plus sensibles à l’insuline après l’exercice, une personne peut en fait inverser la résistance à l’insuline avec de l’activité physique et une alimentation saine1. En fait, un simple changement de mode de vie peut à lui seul réduire de plus de 58% le risque de voir le prédiabète se transformer en diabète2.
  • CLEAN UP DIET :  Essayez d’avoir un régime alimentaire riche en aliments complets, en légumes biologiques, en fibres et en graisses saines. Essayez de limiter (ou d’éliminer complètement) les sucres hautement raffinés et les glucides transformés qui font plus de mal que de bien. Une alimentation riche en fibres peut soutenir les bactéries bénéfiques (légumineuses, haricots, légumes de couleur foncée, fruits, céréales complètes, noix).
  • RAISE ADIPONECTINE : Une des causes de l’insulinorésistance qui a été trouvée est l’hypoadiponectinémie3 (faible adiponectine).  L’adiponectine est une hormone protéique présente dans le tissu adipeux (graisse) qui sensibilise directement l’organisme à l’insuline. Elle aide l’organisme à décomposer les graisses pour les utiliser comme carburant et à réguler le glucose. Il a été démontré qu’un faible taux d’adiponectine est lié à la résistance à l’insuline, ainsi qu’au syndrome métabolique, à l’incapacité de perdre du poids, au diabète et à l’obésité.  Vous pouvez augmenter l’adiponectine avec des graisses saines (noix, poisson, *huile d’olive*, avocat – pensez au régime méditerranéen), de la curcumine, un sommeil adéquat et de la glycine. Pour en savoir plus sur l’adiponectine et la perte de poids, cliquez ici.
  • AVOID ANTIBIOTIQUES (sauf en cas d’absolue nécessité) :  Les antibiotiques sont généralement surprescrits dans notre cu

    Source : drlaurendeville

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