Probiotiques, prébiotiques et SIBO

Sibo et probiotiques : une bonne combinaison ?

Les malades atteints du Sibo souffrent énormément. Malheureusement, en France, cette maladie et trop méconnue du corps médical et la plupart du temps mal diagnostiquée ou trop tardivement. Nous commencons par soupconner une infection du tube digestif que nous traitons à coup d’antibiotiques, puis si cela ne fonctionne pas, nous traitons diverses maladies avant de se rendre compte, parfois après plusieurs années de recherches et de tatonnements, qu’il s’agit en fait du SIBO.

Des chercheurs se sont penchés sur ce syndrôme et se sont demandés à juste titre s’il existait des traitements efficaces pour soulager les patients qui en souffent. Parmi les options possibles, il y a les probiotiques. Quelques études ont été menées pour connaître leur efficacité et les risques qui y sont associés. Et voici les conclusions que l’on en connaît à ce jour.

1- Tout d’abord, qu’est-ce que le SIBO ?

Pour bien comprendre de quoi l’on parle, il faut mieux apréhender ce mystérieux syndrome.

Le SIBO est l’acronyme de « Small Intestinal bacterial overgrowth ». Autrement dit, en Francais nous pouvons le traduire comme une surpopulation bacterienne de l’intestin grêle. Comme son nom l’indique, c’est donc une prolifération anormale de bactéries à l’interieur même du petit intestin, donnant suite à divers symptômes et pathologies. Parmis ceux-ci, on compte par exemple des ballonnements, des flatulences, des états nauséeux, des acidités gastriques, des constipations ou des diarrhées sans explication apparente.

La santé de notre instestin étant souvent une cause de santé mentale et physique, s’ajoutent alors à tous ces troubles une fatigue chronique, une morosité allant jusqu’à des dépressions, des angoisses, des difficultés de concentration et des difficultés à prendre du poids.

L’accumulation de bactéries dans l’intestin grêle est toutafais anormale et peut avoir des conséquences néfastes puisqu’il est le lieu d’absorbsion des nutriments les plus essentiels à notre bonne santé. Si trop de bactéries s’y trouvent, elles consomment les nutriments et il n’en reste plus assez pour nous. Cela créé des carences alimentaires en diverses vitamines et minéraux notamment les vitamines A,D,K,E mais aussi la B12, ainsi que le Fer qui devient très defficitaire. De plus, elles créent des gazs de fermentation qui peuvent pêtre extrêmement génants et douloureux.

De plus, l’inflammation de l’intestin grêle lui oblige à créer une barrière de mucus, le rendant imperméable et empêchant une absorbsion optimale des aliments, en plus d’augmenter le risque de maladies auto-immunes.

2- Les causes du SIBO

Elles peuvent être diverses, mais en voici les principales suspectes :

La sensibilité au Gluten : elle altère la structure de l’intestin, ce qui le rend vulnérable et modifie sa muqueuse.

Une dysfonction de la valve iléo-caecale : C’est la valve qui sépare l’intestin grêle du colon. Si elle dysfonctionne, les bactéries qui colonnisent le gros intestin peuvent remonter et s’installer dans le petit instestin.

Une insuffisance biliaire : La bile contribue à la régulation des bactéries dans le bol alimentaire et à l’acceleration du transit. S’il n’y en a pas assez, les bactéries peuvent proliférer.

l’hypochlorydrie : C’est le manque d’acide dans l’estomac sensé tuer les bactéries en amont. Son dysfonctionnement laisse donc passer un trop grand nombre de germes qui s’installent par la suite dans le tube digestif.

L’utilisation de certains médicaments : Les antibiotiques à large spectre modifient la flore intestinale et facilitent l’installation de « mauvaises bactéries ». Les chimio thérapies peuvent aussi avoir des conséquences néfastes sur la santé de l’instestin.

Une mastication insuffisante : Mastiquer permet de prédigérer les aliments et les rendre plus accessibles pour les enzymes. Les résidus trop gros ne peuvent pas être assimilés mais peuvent aisément servir d’aliments aux bactéries.

Une alimentation trop riches en glucides : certains glucides crééent des fermentations. C’est le cas des sucres rapides, le lactose, les légumineuses, certains substitus du sucre, les polyols (contenus dans les pommes, la mangue, les poires, l’ail, les iognons…)

Une alimentation trop riche en produits transformés : certains aliments sont des polluants et sont très néfastes pour la bonne santé de notre flore intestinale. Il faut absolument les réduire au maximum.

L’alcool et le café : ils irritent fortement les paroies intestinales.

3- Les traitements du SIBO

Dans le cadre de la médecine conventionnelle, le SIBO se traite avec des antibiotiques pour réduire la prolifération bactérienne. Le problème de ces traitements est qu’ils altèrent le microbiote et le taux de récidive est très important. Nous entrons alors dans une sorte de cercle vicieux où les maladies bactériennes de l’intestins se succèdent.

4- Traitements naturels contre le SIBO

Heureusement, il existe des méthodes moins radicales mais efficaces pour traiter le SIBO. Tout d’abord, il est evidemment recommandé d’éviter tous les aliments cités précédemment comme étant des facteurs aggravants de la maladie pendant une periode de temps nécéssaire.

Mais des études ont également démontré la probable efficacité de l’ingestion de probiotiques pour soigner la maladie.

Voici un apperçu des résultats qui ont été trouvés par plusieurs études et qui montrent une efficacité encourageante de la prise de probiotiques régulière.

5- Probiotiques et SIBO : un traitement efficace ?

Les praticiens de la médecine fonctionnelle ont beaucoup débattu pour savoir si les probiotiques sont une bonne idée (et si oui, lesquels), et si les prébiotiques (la nourriture des probiotiques) sont également une solution, ou s’il vaut mieux éviter tout ce qui précède. Le problème est le suivant : si le SIBO entraîne une surcroissance de bonnes bactéries, mais au mauvais endroit, les probiotiques (ou prébiotiques) n’aggraveront-ils pas la situation ?

Eh bien, non, pas nécéssairement…

Bien qu’il y ait quelques patients du SIBO dont l’état s’est aggravé sous l’effet des probiotiques, cela reste exceptionnel. En fait, on constate que le plus souvent, l’ajout de probiotiques à la thérapie tend à prévenir les rechutes et les récentes études le confirment.

Il existe des arguments selon lesquels les bactéries des probiotiques sont différentes des bactéries impliquées dans le SIBO (donc pas de bifidobacillus ou de lactobacillus) ; il s’agit plutôt de souches de la famille des bacilles. Et en effet, une étude montre qu’ils sont interessants dans le traitement du SIBO. Il existe même un étude démontrant que le lactobacille + bifidobacille fonctionnent mieux que l’antibiotique métronidazole parfois prescrit pour traiter la maladie.

Dans l’ensemble, il semble que les probiotiques, et même les prébiotiques, soient bénéfiques contre le SIBO.

Les enfants ont particulièrement tendance à réagir positivement à l’utilisation des prébiotiques combinés aux probiotiques.

Il s’avère donc qu’en majorité, et sauf quelques exceptions, les probiotiques et leurs nutriments sont efficaces contre le SIBO et moins aggressifs pour la flore intestinale que les antibiotiques. Il sont une alternative interessante à essayer et sans dangers pour la santé. Si l’on constate une déterioration de l’état de santé, il suffit de les arreter. Cependant, il est toujours necessaire de demander l’avis d’un medecin avant toute prise de compléments alimentaires pour savoir s’il n’y a aucun risque pour vous.

6- Régime faible en FODMAPS contre le SIBO

Ajouté à cela, des études ont également démontré une forte amélioration de l ‘état de santé de patients qui limitent fortement les FODMAPS qui sont des glucides fortement fermencseptibles.

Il peut être interessant de changer son régime alimentaire pendant quelques semaines pour voir s’il y a des effets sur l’évolution de la maladie. Si l’on constate une amélioration, il faut bannir ou réduire fortement l’ingestion de ce genre d’aliments.

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